May 15, 2017

[Haïti] Hadriana dans tous mes rêves.


La quatrième de couverture.
Jacmel, en Haïti. En 1938, au moment du Carnaval. C'est la fin de Germaine Villaret-Joyeuse, la chère marraine du narrateur et, en même temps, les noces de l'éblouissante Hadriana Siloé. Conduite à l'église, Hadriana pousse un oui hallucinant de détresse et s'écroule, morte, au pied de l'officiant. Mais nous sommes au pays du vaudou et il n'y a pas de mort qui tienne. A peine enterrée dans sa belle robe blanche, Hadriana se prête au rituel de la métamorphose, et renaît sous l'espèce mythique d'une zombie. Dès lors, le jeune narrateur laisse se débrider son humour et son imagination, dévoilant la scène haïtienne dans toute sa fantaisie, sa sensualité, sa magie démontée et son désordre. Comme si la joie de vivre et la terreur de passer à trépas relevaient d'une seule et même énergie.

Avis.
Pour mon second roman de René Depestre, je suis plutôt agréable surprise : l'histoire parle de zombie et ce n'est pas un thème que j'apprécie en général. A travers cette zombification et le vaudou, j'en ai découvert beaucoup plus sur la culture et les traditions haïtiennes.
Au début, on peut penser que c'est une histoire à dormir debout, surtout quand, à un moment, un des personnages proposent de violer Hadriana (qui est MORTE!) pour ne pas qu'elle soit « perturber » lors de son repos. Mais, le réalisme merveilleux et l'érotisme présent forment une très belle partie et prennent le contre-coup de cette zombification.

Heureusement que les zombies en Haïti ne sont pas les mêmes que dans les pseudo-films de zombies, sinon, je n'aurais pas apprécié ce roman. C'est un bon livre à découvrir sur l'ethnographie du pays.

René Depestre / Folio / Folio / 1990 / 224 pages.

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