Jun 22, 2017

[France] La fille de pleine lune.


La quatrième de couverture.
Chaque nuit de pleine lune, Valentin rêve d'un manoir, d'une forêt et d'une mystérieuse jeune fille qui l'appelle à l'aide. Or, ce manoir existe... Valentin le reconnait pas hasard sur une photo. Il convainc aussitôt ses parents d'aller passer les vacances d'été non loin de là. Sur place, Valentin se lie d'amitié avec Héléna, la meilleure amie de Selena, l'apparition de son rêve. Mais Selena a disparu depuis plusieurs mois ! C'est le début d'une enquête qui révélera un effroyable secret...

Avis.
Ce livre, je l'ai retrouvé en faisant du rangement dans mes piles de livre. Je me souviens que j'ai voulu ce livre parce que j'ai été intrigué plus par le titre que par la quatrième de couverture.
Dans cette histoire, qui est très intéressante, on s'attache autant que Valentin au personnage de Selena ; on a envie de savoir ce qui lui est arrivé. Il y a un bon rythme, le style est simple mais pas enfantin. C'est une histoire assez touchante qui peut être lu par tous.

Christian Grenier / Nathan / Poche - C'ets la vie ! / 2005 / 178 pages.

[France] Grandes Erreurs Judiciaires.


La quatrième de couverture.
Quoi de plus révoltant que l'erreur judiciaire, lorsque la justice n'a pas su découvrir la vérité et accable un innocent ? Afin d'apporter l'éclairage nécessaire sur ces épisodes sombres de l'histoire judiciaire française, cet ouvrage retrace le déroulement de dix affaires - erreurs ou dysfonctionnement de la Justice - du XVIIè siècle à nos jours.
Jean Calas, le Courrier de Lyon, Alfred Dreyfus, Marie Besnard, Jean-Marie Deveaux, Roland Agret, Patrick Dils, Omar Raddad, Outreau... Les affaires présentent ici sont toutes emblématiques du combat qui oppose l'individu, armé de sa seule innocence, à la machine judiciaire lorsqu'elle se fourvoie. Ces dossiers nous permettent de comprendre la mécanique perverse qui s'enclenche lorsqu'aux déductions hâtives des enquêtes, se joignent faux témoignages et malveillance, expertises douteuses ou contradictoires, fragilité des suspects, obscurantismes religieux, pression des médias et de l'opinion publique... Il ne reste alors aux accusés que la force de leur détermination, la combativité fidèle de leurs avocats, de leurs proches et, parfois, l'engagement d'intellectuels humanistes.
Gardons à l'esprit que ces affaires sont avant tout des histoires humaines, de destins brisés, de souffrance indicibles, de longs et poignants combats d'hommes et de femmes pour tenter de prouver leur innocence.
Et c'est l'honneur de l'institution judiciaire que de reconnaître ses errements, hors de la voie qui devrait toujours être la sienne, celle de la recherche de la vérité.

Le résumé de quelques affaires.
L'affaire Calas ou le défi à l'intolérance. Le 10 mars 1762, au Capitole de Toulouse, on vient de soumettre, en vain, un homme déclaré coupable de meurtre de son fils, à une double et effrayante torture pour le faire avouer. On le conduit à l'échafaud où, devant une foule avide de spectacle sanguinaire, il va subir le supplice mortel de la roue. Le corps disloqué et les os rompus, on va le laisser ainsi agoniser pendant deux heures pour enfin l'étrangler et le jeter dans les flammes d'un bûcher ardent. Jean Calas, père de famille protestante sans histoires, vient de mourir et, dans le même temps, de donner naissance à l'Affaire Calas qui marquera à jamais, grâce à la détermination de Voltaire à faire réhabiliter un innocent, la grande histoire de la Tolérance en France.

L'affaire Dreyfus ou le combat pour la vérité. Lorsque l'adjudant de la Garde républicaine arrache les galons et brise l'épée du capitaine Dreyfus, les "Mort aux juifs !" fusent : l'homme de trente-cinq ans qui vient d'être reconnu coupable de haute trahison en faveur de l'Allemagne est en effet le seul juif de l'Etat-major. On ne sait pas encore que la dégradation de Dreyfus est le point de départ de douze années de procédures, de polémiques et de mobilisations. On n'imagine pas davantage que ce qui n'est pas encore "l'affaire Dreyfus" va couper la France en deux et chmabouler les lignes de clivages politiques, religieux et sociaux.

L'affaire Omar Raddad ou le "meurtrier" désigné. Le 24 juin 1991, Mme Ghislaine Marchal, une riche veuve qui vit seule dans sa villa du sud de la France, est retrouvée morte dans sa cave. Omar Raddad, son jardiner, est immédiatement pointé du doigt par un mystérieux message que l'on retrouve sur la porte de la cave, écrit en lettres de sang : « OMAR M'A TUER ». Quelques mots auront suffit à condamner l'accusé... A ce jour, l'affaire Omar Raddad demeure un mystère...

Avis.
Dix affaires judiciaires très bien présentée dans ce livre : il y a des images des époques, des lettres authentiques, des descriptions très claires.. A travers ce livre, on voit l'évolution de notre système judiciaire et également les mentalités des personnes qui apparaissent dans ces différentes affaires. Un très bon livre à lire pour sa propre culture générale car à la fin, il y a un dossier qui nous explique explicitement ce qu'est une erreur judiciaire, comment les éviter ou les réparer.
Un bon gros livre très prenant, néanmoins, il faut vraiment être motivé pour le lire d'une seule traite.

Collectif / France Loisirs / 2006 / 620 pages.

Jun 17, 2017

[Books] L1 Lettres Modernes.

Durant cette première année en Lettres Modernes, j'ai découvert pas mal d'auteurs inconnus avec toutes les lectures obligatoires.
Le premier semestre a été assez mitigé niveau lecture.
J'ai beaucoup aimé :
  • Verre Cassé d'Alain Mabanckou. C'est un livre que j'ai choisi de lire pour le choix que l'on devait faire en Littérature francophone. De plus, j'ai apprécié la façon dont le professeur nous a fait son cours. Ce livre m'a donné envie de découvrir un peu plus l'auteur.
  • Les Regrets, Les Antiquités de Rome de Joaquim du Bellay. J'ai du faire un exposé (de presque deux heures au lieu de 20 minutes) sur deux poèmes des Antiquités de Rome avec une amie. Je n'aime pas spécialement la poésie mais c'est un recueil à relire de temps en temps.



Ensuite, je n'ai pas du tout aimé :
  • Moby Dick de Melville. Je trouve dommage que le professeur ne nous ai pas demandé / obligé de le lire en VO parce que c'est plutôt compliqué. Je ne l'ai pas trouvé intéressant sauf pour ceux qui s'intéresse de près aux baleines. Et puis, l'étudier en une heure n'aide pas du tout.
  • Le Roman comique de Scarron. Mon horreur du semestre ! J'aurai aimé ne pas découvrir cet auteur. C'est un roman que je n'ai pas compris (sauf après maintes explications).  Notre professeur a trouvé beaucoup d'humour dans le livre mais cela m'est passé complètement au-dessus de la tête.



Enfin, il y a les autres livres dont j'ai eu un avis mitigé :
  • La Métamorphose, suivie de Dans la colonie pénitentiaire de Franz Kafka. Je n'ai jamais lu cet auteur avant mais La Métamorphose est bizarre : j'ai eu l'impression de regarder un insecte à la loupe pendant toute ma lecture (je déteste les insectes).
  • Souvenirs de la maison des morts de Dostoïevski. Je n'ai pas détesté cette lecture mais je pense que si on l'avait étudié en cours, je l'aurai plus apprécié. Je vais bien évidemment lire d'autres livres de cet auteur (même si ce ne sera pas dans l'immédiat)
  • L'écriture ou la vie de Jorge Semprum.
  • Je trouve dommage que le cours avec les trois livres précédents n'est presque jamais eu lieu (nous avons simplement eu l'introduction ; après, la professeur n'est plus jamais venue). Ce sont pourtant des oeuvres intéressantes à étudier et à lire.
  • Une vie de boy de Ferdinand Oyono. Il fait partie du choix de trois livres que j'ai choisi pour la Littérature francophone. Je n'ai pas vraiment été sensible à la fin trop rapide du livre.
  • Les soleils des indépendances d'Ahmadou Kourouma. En Littérature francophone, on nous en a pas mal parlé. Néanmoins, j'ai été trop dérouté par cette histoire pour l'apprécier pleinement. Et après la très bonne lecture du roman d'Alain Mabanckou, j'en attendais beaucoup plus.




Cepdant, pour le second semestre, tout change. Les livres proposés dans les TD que j'ai choisi et en CM sont beaucoup mieux. Le meilleur pour la fin.
J'ai été sous le charme des livres de la littérature haïtienne et ceux du mythe d'Ondine :
  • Gaspard de la Nuit d'Aloysius Bertrand. Dans ce recueil de poème, j'ai adoré l'univers médiéval qui le traverse.
  • Le mât de cocagne de René Depestre. J'ai lu ce roman non-obligatoire car notre professeur nous l'a conseillé pour nous aider à comprendre Hadriana dans tous mes rêves. C'est un bon roman pour découvrir la spiritualité vaudou en Haïti.
  • Gouverneurs de la rosée de Jacques Roumain. C'est le roman que j'ai le plus apprécié de toute cette année. Malgré le fait que ce soit une histoire d'amour (ce dont je suis allergique), les connaissances en éthnographie de l'auteur nous permettre de comprendre pleinement pourquoi les écrivains haïtiens font entrer le peuple en littérature.
  • Hadriana dans tous mes rêves de René Depestre. Avec ce roman, j'ai appris ce qu'était la zombification et comment se manifestait l'érotisme merveilleux en Haïti (et dans la Caraïbe).
  • Ondine de La Motte-Fouqué. J'ai adoré ce conte : tous les détails sur les endroits, les couleurs, etc montrent très bien le mythe d'Ondine dans un décor médiéval.




C'est également dans ces deux cours que j'ai trouvé ceux que je n'ai vraiment pas aimé :
  • Romancero aux étoiles de Jacques Stephen Alexis. Ce recueil de contes est entièrement "oral" : l'auteur nous a retranscrit les contes comme les conteurs les racontent. Je n'ai pas aimé ce style oral (en plus avec l'imaginaire vaudou, qui est très peu expliqué) et je n'ai rien compris aux histoires.
  • Ondine de Jean Giraudoux. C'est une reprise du conte de La Motte-Fouqué mais sous forme de théâtre. Je n'ai pas aimé cette forme : le théâtre ne me permet pas de m'imaginer les scènes, les paysages, les personnages.



Ces trois derniers livres sont tous issus du même cours de TD Littérature générale et comparée : "A quoi sert la littérature ?".
  • Au bonheur de lire. C'est un recueil d'extraits de textes de plusieurs auteurs, relayant presque tous comment est perçue la lecture pour les auteurs.
  • L'utilité de l'inutile de Nuccio Ordine. C'est un manifeste dont je n'ai pas trouvé l'utilité dans ce cours..
  • Fahrenheit 451 de Ray Bradbury. La science-fiction et moi, on ne s'entendra jamais. Surtout que celui-ci est plat, on attend plus de choses pour de la SF.



J'espère faire de nouvelles bonnes découvertes l'année prochaine.