Jan 26, 2017

[Algérie] Ce que le jour doit à la nuit.


La quatrième de couverture.
Mon oncle me disait : "Si une femme t'aimait et si tu avais la présence d'esprit de mesurer l'étendue de ce privilège, aucune divinité ne t'arriverait à la cheville".
Oran retenait son souffle en ce printemps 1962. La guerre engageait ses dernières folies. Je cherchait Emilie. J'avais peur pour elle. J'avais besoin d'elle. Je l'aimais et je revenais le lui prouver. Je me sentais en mesure de braver les ouragans, les tonnerres, l'ensemble des anathèmes et les misères du monde entier.

Avis.
Il s'agit encore d'un roman lu dans le cadre du club de lecture du lycée.
J'avoue avoir eu des réserves à lire ce livre : le résumé parle clairement d'un couple pendant la guerre d'Algérie, et ce n'est pas mon genre d'histoire favorite.

Et finalement, après avoir lu et carrément dévoré ce roman, j'en suis ressortie conquise par la plume de l'auteur (que je découvrais pour la première fois).
J'ai beaucoup aimé ce roman : Yasmina Khadra nous présente l'Algérie coloniale d'une façon tout à fait différente de celle que l'on la voyait, elle est visible à travers les yeux de Younes enfant, adolescent et adulte.
L'écriture de l'auteur amène une certaine mélancolie et une nostalgie dans ce roman qui cadrent parfaitement avec le fond historique. Il y a également une petite note poétique dans ces pages qui nous permet de continuer notre lecture dans cette histoire d'amour en pleine guerre.

J'ai découvert, en faisant cet article, qu'il y avait un film. Donc, après avoir lu ce roman, je me suis presque littéralement jeté sur le film. Et là, c'est la première fois que cela m'arrive mais j'ai autant aimé le film que le livre. Il était époustouflant.

En somme, c'est un duo gagnant que j'ai découvert avec un nouvel auteur. Un roman magnifique à découvrir.

Yasmina Khadra / Julliard / 2008 / 402 pages.

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