Jun 17, 2016

[France] Thérèse Raquin.


La quatrième de couverture.
« Dans Thérèse Raquin, j'ai voulu étudier des tempéraments et non des caractères. J'ai choisi des personnages souverainement dominés par leurs nerfs et leur sang, dépourvus de libre arbitre, entraînés à chaque acte de leur vie par les fatalités de leur chair : Thérèse et Laurent sont des brutes humaines, rien de plus. […] En un mot, je n'ai qu'un désir : étant donné un homme puissant et une femme inassouvie, chercher en eux la bête, ne voir même que la bête, les jeter dans un drame violent, et noter scrupuleusement les sensations et les actes de ces êtres. J'ai simplement fait sur deux corps vivants le travail analytique que les chirurgiens font sur des cadavres. »
Zola, Préface de la 2è édition de Thérèse Raquin.

Ce qui nous éblouit aujourd'hui dans Thérèse Raquin, c'est le Zola poète et visionnaire, metteur en scène de la réalité et peintre des âmes de la nuit. […] Quelle force dans la description de ces êtres emmurés en eux-mêmes, vaincu par des puissances obscures qu'ils ne sauraient nommer, rançonner déjà par la mort qui les guette ! Et quelle géniale invention dramatique tout au long de cette descente aux enfers, haletante, convulsive, sauvage !
Robert Abirached.

Avis.
Étant en train de lire toute la saga des Rougon-Macquart, j'ai fais un arrêt chez Thérèse Raquin.

Zola nous raconte ici l'histoire de Thérèse, la nièce de Mme Raquin : elle se retrouve mariée à son cousin Camille mais elle va se tourner vers l'adultère. Avec l'assassinat du mari de Thérèse par son amant, l'histoire devient assez sombre, avec tous les malheurs des personnages et la fin tragique.

Comme toujours, Zola m'a bien transporté dans la vie de son roman avec son style d'écriture, ses longues descriptions, la psychologie des personnages est beaucoup plus présente que dans les Rougon-Macquart. Néanmoins, je suis assez déçue de ne pas avoir totalement adhéré à Thérèse Raquin mais il faut bien une petite exception.

Finalement, je ne sors pas vraiment déçue de ce roman mais je ne suis pas sous le charme (même si ça me fait un peu mal de dire cela de Zola).

Emile Zola / Le livre de Poche / 2001 / 319 pages.

2 comments :

  1. J'ai l'impression que cet ouvrage est un peu décalé par rapport aux autres Zola, il n'est pas vraiment dans la même veine j'ai l'impression

    ReplyDelete