Jan 7, 2015

[Espagne] L'ombre du vent.


La quatrième de couverture.
Dans la Barcelone de l'après-guerre civile, par un matin brumeux de 1945, un homme emmène son petit garçon – Daniel Sempere, le narrateur – dans un lieu mystérieux du quartier gothique : le Cimetière des Livres Oubliés. L'enfant est ainsi convié par son père à un étrange rituel qui se transmet de génération en génération : il doit y « adopter » un volume parmi des centaines de milliers. Là, il rencontre le livre qui va changer le cours de sa vie et l'entraîner dans un labyrinthe d'aventures et des secrets « enterrés dans l'âme de la ville » : L'Ombre du vent.
Avec ce tableau historique, roman d'apprentissage évoquant les émois de l'adolescence, récit fantastique où les mystères s'emboîtent comme des poupées russes, Carlos Ruiz Zafon mêle inextricablement la littérature et la vie.

L'extrait.
« - Eh bien, il s'agit d'une histoire de livres.
-De livres ?
-De livres maudits, de l'homme qui les a écrit, d'un personnage qui s'est échappé des pages d'un roman pour le brûler, d'une trahison et d'une amitié perdue. Une histoire d'amour, de haine et de rêves qui vivent dans l'ombre du vent. »

Avis.
J'ai aimé ce livre car les descriptions des lieux sont très réalistes : elles nous permettent de bien visualiser les scènes. Dans l'Ombre du vent de Zafon, certains passages de la vie de Daniel sont pratiquement les mêmes que dans l'Ombre du vent de Carax : c'est comme si on lisait directement le livre de Carax et non celui de Zafon. J'ai également eu l'impression que le père de Daniel s'intéressait de moins en moins à son fils, qu'il se renfermait sur lui-même jour après jour. Ce roman nous apporte pas mal d'émotions puisque, quand, pour ses 16 ans, le père de Daniel lui offre le stylo qu'il voulait tellement quand il était petit, on a l'impression de ressentir les même émotions que Daniel. Il m'a semblé que l'histoire et la vie de Julian Carax se répétaient avec Daniel : tous les deux on eu un conflit avec un ami, il se ressemblent un peu, et Daniel « comprend » Julian. Cela pourrait dire que Daniel est peut-être la réincarnation de Julian. Enfin, après avoir fini de lire ce livre, j'ai réussi à me faire une vague idée du portrait des personnages du livre mais pas celui de Julian Carax : il n'est sans doute qu'une « ombre » emportée par le temps et par le « vent ».

Carlos Ruiz Zafon / Grasset / Le livre de Poche / 2004 / 637 pages.

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