Mar 16, 2017

[Haïti] Romancero aux étoiles.


La quatrième de couverture.
Il est là-bas, en Haïti, une misérable petite ville où le soir, à la veillée, les "composes" et tireurs de contes joutent de verve sous les yeux écarquillés des enfants, sous les prunelles fatiguées mais radieuses des adultes. Ils chantent des rêves et des merveilles.
C'est le neveu et disciple du Prince des "composes", l'élève conteur, l'écrivain lui-même, qui a voulu nous dire ces histoires. Tout au long de ce Romancero aux étoiles pourtant, deux Sambas, deux conteurs, l'auteur et son maître le Vieux Vent Caraïbe, rivalisent d'invention en s'inspirant des contes de la tradition, de la légende du temps des grands Caciques - quand coros sols, pommes-cajou, abricots fructifiaient pour tous -, du mythe de la Reine Anacaona (Dit de la Fleur d'Or), des fables de Bouqui et de Malice, pour arriver à la nouvelle moderne à quoi s'essaie Alexis, en bon élève ayant profité des leçons de la tradition orale.
Véridiques et belles histoires ! Celle du Sous-lieutenant enchanté, Wheelbarrow, qu'une femme à la tumultueuse chevelure noire ensorcela ; celle de l'étincelante Chronique d'un Faux-Amour, véritable petit roman dans une pure veine fantastique, qui cède la parole à la plus jolie fiancée transformée en "zombie" au jour de ses noces.
Poésie parlée, fantaisie surnaturelle, humour insolite à géométrie variable et trompe-l’œil dans Le Roi des Songes, où la Trans-Dreaming-Air-Lines nous emporte vers une divine utopie... Il s'agit avant tout, pour notre émerveillement, d'empêcher qu les anciens récits e soient oubliés, mais il s'agit aussi d'ajouter au patrimoine de nouvelles histoires, d'explorer de nouvelles voies qu'Alexis, dès 1960, tente pour la dernière fois de déchiffrer, mariant le réel au fantastique où l'art de jadis et de toujours s'adapte en souplesse à la réalité la plus moderne, celle de la Caraïbe d'aujourd'hui.

Avis.
Je n'ai pas été subjuguée par ce recueil de nouvelles. Elles étaient trop répétitives, avec un style beaucoup trop oral, même dans la narration. Malgré en étant trop oral, j'ai beaucoup aimé les couleurs et la richesse de ce style.
Ces nouvelles renferment beaucoup de lyrisme et à travers, quelques-unes, y est racontée un récit initiatique. J'ai bien aimé découvrir le réalisme merveilleux des écrivains haïtiens, dont J. S. Alexis est l'initiateur.

En somme, je suis un peu déçue de ce romancero.. J'espère l'apprécier un peu plus quand la professeur nous en parlera en détails en cours.

Jacques Stephen Alexis / Gallimard / L'imaginaire / 1988 / 271 pages.

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