Nov 28, 2016

[France] Le massacre de Nankin - 1937, le crime contre l'humanité de l'armée japonaise.


La quatrième de couverture.
Décembre 1937. L'armée japonaise lancée dans une guerre d'expansion coloniale en Chine prend Nankin, capitale de Tchang Kaï-chek. Durant six semaines, les troupes nippones se livrent à un massacre d'une cruauté inouïe. Le "viol de Nankin" fera entre 90 000 et 300 000 victimes.

Michaël Prazan a enquêté sur le terrain, à la recherche des derniers témoins, en s'attardant sur l'histoire d'une dévastation instrumentalisée par la Chine et plus ou moins niée par le Japon. Une plongée au cœur des événements qui, soixante-dix ans plus tard, menacent toujours l'équilibre de la région.

Avis.
M'intéressant beaucoup à l'histoire des femmes de réconforts, j'avais donc plus ou moins hâte de lire ce livre.
Le seul souci, c'est que je ne m'attendais pas à autant d'atrocités.

Le récit est très intéressant et bien renseigné, le style d'écriture de l'auteur est très fluide. Mais les détails des exactions des soldats japonais m'ont retourné le cœur : je savais que ces crimes étaient horribles mais pas à ce point.

"Nous étions devant la porte Zhongshang, et il fallait bâtir un pont pour que les soldats de l'artillerie puissent passer le fossé. Alors, ils ont ramassé des cadavres pour le combler, et ils ont mis des planches dessus [...] Vous savez, quand on marchait dessus, ça faisait un drôle de bruit, bzz, bzz, bzz..."

Entre assassiner des hommes juste parce que les soldats les trouvaient louches et violer des femmes entre 6 et 80 ans, je pense que mon état psychologique n'a jamais été autant bouleversé. On a de nombreux témoignages de différentes personnes : femmes, anciens soldats, etc.

Néanmoins, j'ai beaucoup aimé ce livre qui nous raconte très bien avec moult détails ce qu'il s'est passé pendant le "viol de Nankin".

"Ce sont les femmes qui ont le plus souffert. Qu'elles soient jeunes ou vieilles n'avaient aucune importance. Aucune ne pouvait échapper à son destin : celui d'être violées. Nous avons envoyé les camions à charbons de Hsia Kwan dans les rues de la ville et dans les villages pour les charger d'un grand nombre de femmes que nous avions capturées et qui étaient destinées à être violées par les soldats. Les femmes ont ensuite été donnée à des groupes de quinze ou vingt soldats qui leur ont infligé leurs caprices sexuels. Après cela, la plupart d'entre elles furent tuées."

Malgré l'horreur présente, ce livre est un très bon témoignage sur un morceau de l'histoire sino-japonaise.

Michaël Prazan / Tallandier / 2014 / 287 pages.

3 comments :

  1. Un récit historique sur une période que je ne connais pas du tout alors pourquoi pas le découvrir :)

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    1. C'est un livre dur à lire, il y a énormément de détails dans les témoignages.

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  2. Il ne m'intéresse pas même si on doit y apprendre plein de choses!

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