Jun 5, 2016

[France] Claude Gueux.


La quatrième de couverture.
Claude Gueux, dont le seul nom évoque Les Misérables et annonce avec trente ans d'avance l'immense Jean Valjean, était un pauvre diable, sans doute une crapule. En 1831, condamné pour un vol à huit ans de prison, harcelé par son gardien-chef, il assassine celui-ci à coups de hache. On l'a poussé au crime, il le jure. Ses codétenus le soutiennent. Ses juges l'envoient néanmoins à l'échafaud.
De ce sordide fait divers et de ce procès, Hugo va faire le plus violent et le plus passionné des réquisitoires. Contre la peine de mort d'abord, que cet ouvrier, ce damné de la terre ne méritait pas. Contre une société inhumaine ensuite.
«Le peuple souffre, le peuple a faim, le peuple a froid. La misère le pousse au crime et au vice. Ouvrez des écoles, vous fermerez les prisons.»
Hugo invective, il hurle son indignation. Et plaide pour la noblesse de l'être humain.

Avis.
J'ai trouvé ce petit livre en allant à la brocante du village où habitent mes parents. Je n'avais lu de Victor Hugo que Les Contemplations donc je voulais découvrir autre chose de cet auteur.

Claude Gueux est la véritable histoire d'un homme qui se retrouve à devoir voler pour pouvoir nourrir sa famille : son acte le conduit à devoir passer plusieurs années en prison. Dans sa prison, il va se lié d'amitié avec un jeune homme, Albin. Cependant, le directeur de l'atelier dans lequel ils travaillent va faire transférer le jeune homme et malgré les réclamations de Claude pour qu'on lui rend son ami, rien ne sera fait. A la suite de cela, Claude a décidé de condamner à mort le directeur : il va en parler à ses codétenus ; quand l'opportunité arrive, il tue le directeur et tente de se donner la mort. Néanmoins, il va être soigner et aura un procès où il sera condamné à mort.

Après le procès, Victor Hugo nous fait réfléchir sur la notion de culpabilité et il se pose la question de la pénalité dans la société de l'époque. Ce livre est contre la peine de mort en nous disant que si l'éducation allait grandissante, il y aurait moins de bourreau.

Ce livre pourrait vraiment être d'actualité, il est simple à lire et bon mais ce n'est pas le livre du siècle.

Victor Hugo / Pocket / 2005 / 95 pages.

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